Les étapes pour auto-éditer son roman

Je pense que vous êtes comme des milliers de Français. Vous avez écrit une nouvelle ou un roman, une histoire que vous portez à bout de bras depuis des années. Vous le sentez, c’est le moment pour vous de vous lancer dans le grand bain et de dire à vos amis, à votre famille et bien sûr à la terre entière que vous avez terminé l’œuvre de votre vie !

Je vais surement vous décevoir : le mot fin de votre histoire n’est pas la fin de votre aventure. Bien au contraire ! L’écriture ne représente qu’une étape parmi d’autres dans le processus d’auto-édition.

Ce que j’entends par auto-édition

Ce terme regroupe en réalité plusieurs modes d’auto-édition. Aucun n’est à mon sens mauvais. Mais il existe des arnaques, des contrats pas clairs ou des surprises tarifaires très désagréables. Le meilleur exemple reste celui-ci : vous venez de terminer l’écriture de votre roman, vous le criez sur les réseaux sociaux et vous décidez de l’envoyer sur le site d’un éditeur “qui présente bien” et qui vous inspire confiance. Quelques jours (voir quelques heures…) plus tard, vous recevez un mail : “C’est avec grand intérêt que nous avons lu votre roman et il a retenu toute notre attention. Nous sommes certains qu’il connaitra le succès. Pour vous aider dans votre démarche, nous pouvons prendre en charge la publication de votre œuvre et assurer sa promotion. Nous vous demandons pour cela de participer aux frais d’environ 4000€”.

Si ces frais n’étaient pas prévus, que vous ne les avez pas lus sur leur site car cachés ou inexistants, un conseil : fuyez !

L’édition à compte d’auteur

L’auteur décide en choisissant ce mode d’édition de faire appel à une société dite de prestation de services qui peut s’occuper de tout pour l’auteur : principalement l’impression de ses ouvrages, mais aussi les corrections, la mise en page, la couverture, la distribution… Un prix de base est proposé, auquel il faut ajouter des frais supplémentaires en fonction des options choisies.

La qualité d’impression n’est pas forcément au rendez-vous, l’auteur doit lui-même vendre “physiquement” ses livres. Le risque financier et l’investissement initial repose entièrement sur l’auteur. Il conserve la totalité de ses droits.

Dans ce domaine, il existe depuis longtemps de nombreuses arnaques. Mais si vous savez dans quoi vous vous engagez dès le début, alors libre à vous.

L’édition à compte d’éditeur

L’auteur décide d’envoyer son tapuscrit (oui, Tapuscrit) à des maisons d’édition traditionnelle. L’œuvre est retenue et l’auteur signe un contrat en bon et du forme. C’est LA voie royale rêvée par de nombreux écrivains en devenir. Tout est alors pris en charge par l’éditeur et l’auteur n’a absolument rien à payer. C’est la maison d’édition qui prend tous les risques financiers. D’où l’intérêt pour elle de ne retenir que les futurs romans à succès pour lesquels il aura la quasi-certitude d’une plus-value.

Dans le cadre d’une édition à compte d’éditeur, l’auteur est régulièrement consulté et un partenariat est mis en place pour apporter des modifications au roman.

L’auteur bénéficie alors de la force de frappe de la maison d’édition, ainsi que de son soutien matériel et de ses réseaux : publicités, diffusion, présence physique en librairie…

L’auto-édition

Dans l’auto-édition, l’auteur est entièrement maître de ses envies et de ses choix. Il conserve l’intégralité des droits sur ses œuvres. Mais il doit être multi casquettes. Après avoir écrit et corrigé (ou fait corriger) son roman, créé la couverture, fait la mise en page, créé le fichier epub, il doit se transformer en VRP pour le vendre. De la création d’un site internet et/ou d’un compte Facebook, à la publicité, à l’activation de ses contacts et de son réseau pour faire parler de son chef-d’œuvre, c’est un vrai travail de fourmi qui l’attend. Il doit en plus gérer les ventes s’ils les assurent lui-même, choisir son statut légal…

Je vous conseille une vidéo bien faite et détaillée de Matt Dejouy auteur qui  fournit un aperçu de certaines plateformes de publication.

Les corrections et les relectures (oui, il y en aura plusieurs)

Il existe plusieurs niveaux de lecture lorsque l’on souhaite corriger son roman. Le premier, avant de s’attaquer à la forme ou à l’orthographe, c’est de s’attacher au fond. C’est le moment de remanier votre histoire, vos paragraphes, vos personnages voire même l’intrigue principale. Il faut, comme dans un jardin, supprimer les mauvaises herbes, couper ce qui ne sert à rien, améliorer et dynamiser l’existant.

J’avais créé un article sur le sujet : “Comment corriger un roman ?” que je vous invite à consulter.

L’ISBN

L’ISBN ou International Standard Book Number est un numéro international normalisé du livre reconnu à l’international. À usage unique, il est obligatoire pour tous les documents papiers, comme les livres. À demander auprès de l’AFNIL, il vous en coûtera 25 euros si c’est votre première demande. Cette démarche peut être prise en charge par certaines sociétés, comme Amazon Kdp ou Books On Demand, qui peut fournir l’ISBN lorsque vous utilisez leur service.

Le dépôt légal

Géré par la Bibliothèque nationale de France, il oblige “tout éditeur, imprimeur, producteur, importateur, de déposer chaque document qu’il édite, imprime, produit ou importe”. Que la publication soit gratuite ou payante et à partir du moment où elle est à la disposition du public. Le dépôt légal consiste à envoyer à la Bnf un à trois exemplaires de votre roman avec le formulaire de déclaration.

La création de la couverture et la mise en page (Word et Epub)

J’avais déjà écrit un article détaillé sur la création d’une couverture. Je vous invite à le consulter sur mon site www.mes-ecrits.com : “comment créer la couverture de son livre ?”

Pour la mise en page, certaines plateformes proposent des gabarits au format Word à télécharger. Ce qui facilite grandement la tâche.

Pour convertir un fichier Word en format epub, vous pouvez utiliser l’excellent logiciel libre et gratuit Calibre. Ne vous fiez pas à la simplicité de leur site internet et à son aspect austère. Leur logiciel est un outil indispensable et très bien conçu.

 Pour Amazon KDP, un logiciel spécifique qui est simple à utiliser a même été développé par Amazon : Kindle Create

Pour résumer :

1 – Écrire et corriger son roman

2 – Commencer à faire de la publicité (réseaux sociaux, bouche à oreille, support de publicité…) sur la sortie prochaine de votre œuvre.

3 – Choisir votre mode d’édition : édition à compte d’auteur ou auto-édition. Si vous aviez été retenu par l’édition traditionnelle, vous ne seriez pas là… 🙂

4 – En fonction de votre situation : créer la couverture, la mise en page, le fichier epub, demander un ISBN et ne pas oublier le dépôt légal.

5 – Continuez et amplifiez votre communication tout en pensant au prochain livre que vous allez écrire !

Pour soutenir mon travail, n’hésitez pas à consulter :

⭐ Mon site :

www.mes-ecrits.com
Vous y découvrirez d’autres articles utiles entièrement dédiés à l’auto-édition.

⭐ Ma page auteur Facebook :

https://www.facebook.com/auteur.maximelinwood/

“J’aime, je m’abonne et je partage !”

⭐ Ma page auteur Amazon :

Maxime Linwood

Si vous avez des idées d’articles à venir qui pourraient vous aider, n’hésitez pas à me le dire sur ma page auteur Facebook en commentaire.

Merci à vous !

Maxime